mercredi 29 avril 2009

Racler le fonds en Afghanistan

Un forum sur le site de LIberation de la semaine passée soulève la question de la présence Française en Afghanistan. N'ayant pu participer directement aux discussions, j'ai lu avec intérêt les contibutions à la lumière d'images de TV, qui m'ont inspiré ce qui suit...

“ I feel like I win when I lose”. Abba.

Face à l'occident, un enfant avec un visage illuminé par les larmes qui brillent dans la clarté du jour.Il montre au monde ce que les enfants de son âge n'oseraient pas montrer, avec pour seule arme et preuve de sa douleur ce qui reste d'un texte sacré incendié dans les ruines de sa maison détruite par les bombes. Pourtant ce visage innocent dit des choses très lourdes de sens. Il a perdu sa famille, sa maison, la mosquée ou il apprend à lire et à écrire, et voila ce qui reste de l'unique livre qui sert aux études. " Je ne pense qu'à une seule chose, devenir kamikaze"
Le message est clair, ça nous laisse nous autres sans voix, car c'est un déni de la force disproportionnée et un défi qui annonce l'avenir sans lumières. Ce siècle promu pour être religieux avec cette fameuse question tant de fois retournée. Ce siècle sera ou ne sera pas religieux", l'est dans un mesure très réduite dans l'espace et le temps , qui réduit à son tour toute chance de voir le sens spirituel des lumières renaitre dans le cœur des orphelins, dans la douleur et les larmes, ces derniers n'ont que l'école coranique pour refuge, c'est là ou ils jouent avec leurs camarades, apprennent et comprennent que cet enfer de leur pays n'est pas éternel. Leur école est leur terroir, l'unique voie vers le savoir dans ces contrées ou ils n'ont que les décombres.

L’erreur fatale:

De cette contrée lointaine, des savants anciens ont illuminé avec leur savoir le monde. Les occidentaux avec sagesse et justesse, ces globe- trotteurs privilégiés, nous ont raconté plein de récits su ce pays, et reconnu la générosité et le sens de l'hospitalité de ses habitants connus pour leur discrétion " ils vous offrent du thé et beaucoup d'espaces verts! ". Vers les années 2000, les coalisés avec à leur tête G.W. bush et ses proches collaborateurs ont promis à l'Afghanistan et l'Irak, de les réduire à des terres datant du moyen- âge, afin de détruire à tout jamais la menace terroriste qui a enclenché le 11- septembre. Ils ont tenu leur promesse, sur la base de mensonges sur les armes de destruction massive propres à l’Irak, puis élargi par magie leur champ d’intervention à l’Afghanistan, nous avons vu comment la lumière des bombes leur permit d’y parvenir, avec talent et beaucoup de haine surtout. S'il est aisé de comprendre l'attachement des seigneurs de guerre aux mensonges et aux totems de guerre, et leur acharnement à faire perpétuer la haine et la terreur destructrices, il est très difficile en ces temps et depuis 2002, de comprendre l'engouement des alliés d'aujourd’hui à participer à de nouvelles campagnes.

Ces diables de Talibans ont la malchance d'être nés sur cette terre, ils sont déplacés de terre en terre , chassés du Pakistan et traqués comme de bêtes. On les accuse, au fond, d’être à l'origine du 11- septembre. Mais, les versions sont tellement multiples que l'on ne sait plus quelle piste suivre.

L'encyclopédie Wikipedia mentionne l'histoire des successions modernes en Afghanistan ( car il s'agit de qui va contrôler les régions pétrolifères ) :

[
Après la première guerre d'Afghanistan qui a conduit au retrait de l'Armée rouge en 1989 puis à la chute du régime communiste en 1992, la guerre civile entre les divers factions continua. Les talibans se formèrent fin 1994 et conquirent en quelques années la plus grande partie du pays.

Les moudjahiddin non taliban ainsi que d'autres groupes résistants avaient créé une coalition connue sous le nom d'Alliance du Nord, laquelle ne contrôlait plus en 2001 que la partie nord du pays. Le 9 septembre 2001, soit deux jours avant les attentats perpétrés aux États-Unis, le chef de l'Alliance, Ahmad Shah Massoud, est assassiné (vraisemblablement par des agents d'Al-Qaida).

Deux jours après les attentats, le 13 septembre 2001, le président des États-Unis George W. Bush demande au régime des talibans l'extradition hors d'Afghanistan du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, désigné comme principal responsable des attaques sur New York et Washington. Ces derniers refusent.(...)

La seconde guerre d 'Afghanistan de l'histoire contemporaine oppose d'abord, en octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire de l'Alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada...), au régime Taliban en Afghanistan. Cette guerre s'inscrit dans la
« guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington. Le but de l'invasion est de capturer Osama Ben Laden, détruire l'organisation Al Qaïda, et renverser le régime Taliban qui soutient Al Qaïda.

L'attaque initiale chasse les talibans du pouvoir mais leurs forces sont redevenues un danger au cours des années pour la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) qui regroupe les forces de l'OTAN [2]. Depuis 2006, la stabilité de l'Afghanistan est menacée par l'insurrection talibane, une augmentation du trafic de l'opium et de l'héroïne et un gouvernement fragile avec un contrôle limité en dehors de Kaboul [3]. En août 2008 il y a 70 000 soldats étrangers en Afghanistan, 53 000 pour la FIAS et 17 000 pour l'Opération Enduring Freedom américaine. En janvier 2009 le think tank International Council on Security and Development estimait dans un rapport que la rébellion talibane était active dans environ 72% du territoire afghan, mais le commandement de l'OTAN contestait ces conclusions.[...]

Victimes civiles

Selon Human Rights Watch, les victimes civiles d'erreur de frappe ont triplé entre 2006 et 2007 (321 personnes tuées dans des bombardements en 2007 contre 116 en 2006 - 929 victimes civiles ayant été comptées, au total, en 2006, et 1 633 en 2007 [17]). Le nombre de tonnes de bombes larguées par les avions de la coalition a quant à lui doublé de 2006 à 2007 . Le bombardement d'Azizabad du 22 août 2008 (90 morts civils, dont 60 enfants [19]) a notamment conduit le président Hamid Karzaï à demander une renégociation des termes de la présence des troupes étrangères , ce qui a pour conséquence de tendre les relations entre son gouvernement et les forces occidentales .


Pertes militaires de la coalition

Voici les pertes annuelles des forces armées de la coalition internationale engagée dans le pays au 27 avril 2009, 1 134 militaires ou civils travaillant pour les forces armées avaient perdu la vie dont 679 Américains [21] (on dénombre par ailleurs 2 792 blessés américains [22]) et 27 Français [23]

2001 : 12 tués
2002 : 69 tués
2003 : 57 tués
2004 : 58 tués
2005 : 130 tués
2006 : 191 tués
2007 : 232 tués
2008 : 294 tués
2009 : 89 tués au 27 avril

Pertes chez les Talibans

En 2009, selon les estimations du le gouvernement afghan et de la coalition, environ 20 000 combattants talibans avaient été tués et environ 1000 faits prisonniers. ]






S'il est vrai également que le délit du 11 septembre leur est imputable; toutes ces années meurtrières n'ont -elles pas pu suffire à endiguer le mal et la haine des va-t-en guerre et à racler le fonds de leur humanité en Afghanistan.

De quoi un peuple en detresse a- t- il besoin?

D'aide de la part de ses voisins en premier, pour construire des écoles, que soit respecté son mode de vie, ne pas lui imposer des lois qui viennent d'ailleurs, car notre mode de vie lui est totalement étranger, et surtout à moyen terme des infrastructures ou il continuera a travailler, à faire du commerce, comme ils l'a toujours fait.

De quoi je me mêle, dites- vous ?
C’est qu’il est certain que le prix du bien est moins lourd que les bombes et les vies humaines et peu importe si cette initiative vienne d'occident ou d'orient, les voies de Dieu sont si immenses à l'infini.

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